Souffle de la mue

Ouiame FILALI - artiste peintre et essayiste marocaine

Je peins ce qui se tait. J’écris ce qui brûle.

Entre la toile et la page, il y a le même geste : celui d’aller chercher, sous les couches - de peinture, de mémoire, d’héritage - ce qui demande à muer. Mon travail explore les transformations - celles qu’ont subit, celles qu’on provoque, celles qui nous traversent sans permission.

Sur la toile, je convoque les motifs et les couleurs de mon héritage nord-africain, ce vocabulaire visuel qui m’a précédée et que je réinvente. Par l’écriture, je descend dans ce que la peinture suggère sans nommer: les mues intérieures, les identités qui se superposent, ce qui se transmet d’une génération à l’autre et finit par se transformer.

Deux gestes, une même quête.

Ouiame FILALI - Essayiste & peintre

La mue en couleur

Ce que la peau raconte

Image illustrant la protagoniste "Hayat" - une jeune bibliothécaire atteinte de vitiligo

Hayat

À treize ans, quand ses parents lui ont annoncé le mariage avec cet homme de quarante-cinq ans, les premières taches sont apparues … D'abord petites, sur ses mains. Puis elles ont fleuri comme des fleurs sauvages …

Image générée par l'IA, illustrant mon essai intitulé "Bonheur Tiktokéen"

Bonheur Tiktokéen

Je prend un livre au hasard - “Mon intime conviction” par Tariq Ramadan. Je l’avais acheté il y a quelques années sans réussir à le lire surtout après ses condamnations de viol et d’harcèlement sexuel. Certains livres arrivent avec un poids qui dépasse leur papier.